La poésie d'Adrien Pannier, 18 ans

Beauvaizine vous offre de la poésie écrite par un passionné des mots de 18 ans


Humeur Lugubre

J'erre ici et la puis j'attends indécis et las
L'oisiveté me pèse quand rédiger m'apaise
Conter la mélancolie est aisé et exfolie
A travers toutes ces lignes bien des vers s'alignent 
Exprimant d'innombrables sentiments incurables

Ils prennent place, vont et viennent et me terrasse
Dérive dans ce tunnel, récidive usuelle
Redondance brutale, déchéance magistrale
Attristé je me dessèche, les idées sont rêches
Exempt d'entrain qui se défile abrupt en train

Lever la tête n'est pas aisé dans cette quête
Dépourvue de véritable but c'est indégnable
Car me torturer l'esprit saturé de mélancolie
Ne me fait pas grandir mais parfait à m'alourdir
Alors que faire ? Encore une sale affaire


Pensées égarées

Reclus dans cette solitude
Suite à de longues années rudes
Sans nulle lassitude
J'ai maintenant l'habitude

Dans une vie de desespoir 
Mon coeur se rempli d'idées noires
J'avance sans pouvoir croire 
Que demain je sortirai du couloir

Voilant cette dure verité
Je t'enfoui dans ce gouffre dissimulé
Au plus profond de ma pensée 
Sans pour autant être épargné

Puis-je ignorer mon coeur
Qui peu à peu se meurt
C'est avec horreur 
Que je perds toute saveur

Ma vieille amie

Quelle est cette orbe 
Qui s'approche doucement
Cette forme m'absorbe
Se nourrissant de tout bon sentiment

Peu à peu je me vide 
De cette euphorie notoire 
Je me perds dans une noirceur lucide
Qui me laisse entrevoir le desespoir

Dans cette plongée obscure
Je me laisse submerger par le chagrin
Qui progressivement se procure 
Un chemin dans mon âme en clin

Je ne me reconnais pas, je suis un inconnu
Je veux aimer ce que je suis
Mais je deviens ce que je déteste, abattu
Je m'en réduis à être conquis

Damnation

Imparable indifférence, implacable évidence menée dans une névralgie lointaine mais encombrante, ornée d'illusion une fumée iréelle flâne.

Froideur morose, la vigeur s'impose apathique et vaine. Étouffée par la raison âcre l'oppression grandit, spêctre d'une période récurrente fort peu allègre.
L'affection occulte peine à être reléguée à l'imparfait car perdre de vue l'unique est un déchirement dolent mais nécessaire. 
Pensées lacis, veritable ambolie limpide assombrie par la misère d'attache concrète.
En cette prose languissante une valse lancinante de passion enivrante déferle ardemment cependant la futilité de ces paroles est de mise car la lecture sera omise par la lyre.